Poser un choix

Tane Mahuta, Nouvelle Zélande

La thématique du choix a longtemps été une grosse contrainte pour moi. Je ne voulais pas en entendre parler, parce que faire un choix, c’était lâcher quelque chose qui m’attirait et me faisait envie. Je n’avais aucune idée que faire ce vide volontairement et en conscience, pouvait m’amener du calme et de la clarté.

Pas à pas, au fil des expériences de la vie, ma curiosité sans bornes me donnait envie de toucher à tout, de tout essayer, d’être avec tout le monde en même temps… Que de souffrances, de frustrations et de maux de ventre j’ai vécu, parce que j’avais l’impression que j’allais rater quelque chose d’extraordinaire!

Et puis en grandissant, j’ai appris à discerner les valeurs vraiment importantes pour moi, et du coup à sélectionner ce que je voulais faire en fonction de ça. Et en avançant encore j’ai commencé à engrangé mes petits moyens pour faire mes choix.

Un moyen que je continue d’utiliser : je fais le vide en moi, je clarifie ma question, puis je ressens comment c’est dans mon corps dans un cas ou dans l’autre. Nous utilisons ce moyen très souvent avec Markus pour définir nos prochaines étapes et les durées que nous y resterons.

Nous avons récemment décidé de l’orientation de notre projet après notre mois à Hawaï en septembre. Pour ça on s’est posé la question :

Asie ou Amérique latine, c’est quoi qui pulse ? Asie ? Il ne se passe rien. Amérique latine ? Oh yes, ça vibre.

OK Amérique Latine.

Mexique ou Guatemala pour commencer ?

OK Mexique.

Et là bas on reste combien de temps, c’est quoi qui pulse ? 1 mois ? 2mois ? 3 mois ?

… Fleur ? tu sens quoi ? pourquoi tu dis rien ?

Bin … je sens 3 mois… mais qu’est ce qu’on va faire pendant 3 mois…? (et puis à l’intérieur ça fait aussi : mais j’ai peeeeuuuuur!!!! tout cet inconnu devant là, c’est flipppannt!!! )
OK, je respire… je me calme, je regarde tout ce qui s’agite en-dedans, je laisse faire, je lâche le plus possible… Je sais que certaines peurs sont mes gardes-fous, qu’elles sont précieuses, je sais que d’autres sont des freins et que je peux les transformer.

Tout va bien, un pas après l’autre. Aujourd’hui, ça dit 3 mois. Quand je suis en lien avec cette sensation dans mon corps… ça danse et ça chante, c’est lumineux et joyeux… ça c’est mon meilleur guide, je suis avec mon coeur si je l’écoute.

Alors, je me laisse faire et j’observe… je laisse cheminer ce nouveau possible en moi. Pas à pas, je sais que les évidences vont se présenter, il en est toujours ainsi quand le choix est clair.

Rester toujours à l’écoute de nos ressentis et faire ces allers-retours entre l’intuition et la raison, pour ajuster et rester dans le réel, voilà notre chemin du moment pour prendre nos décisions. Et selon les moments et les circonstances, et bien ça change, il existe des tonnes de chemins! Et vous, vous faites comment quand vous avez à décider ?

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